Ciel bleu, nuages

Pollution atmosphérique 2016

Une analyse statistique entre la concentration de particules fines et d’ozone en présence de brume sèche dans le Sud du Québec

Simon Provençal, Richard Leduc et Nathalie Barrette

Résumé
La proximité du Sud de l’Ontario et du Nord-Est des États-Unis positionne le Québec dans une situation de vulnérabilité face à l’advection de contaminants atmosphériques en provenance de ces régions très industrialisées et peuplées. La visibilité réduite est un indicateur bien connu d’une piètre qualité de l’air lorsque les conditions atmosphériques sont sèches. Lorsque la visibilité est inférieure à 10 km et que l’humidité relative est faible, un épisode de brume sèche est signalé dans l’observation météorologique. Il est donc intuitif d’associer un épisode de brume sèche à un niveau élevé de contaminants atmosphériques. Plusieurs études associent la brume sèche à une concentration élevée d’ozone, et bien que l’ozone soit un gaz qui n’absorbe ni ne disperse la lumière, il est couramment utilisé comme indicateur de visibilité réduite. L’objectif de cette étude est de vérifier si l’ozone est effectivement un indicateur fiable de visibilité réduite au même titre que les particules fines qui, elles, réduisent véritablement la visibilité. À l’aide de données provenant de stations de surveillance météorologique et de qualité de l’air, une analyse statistique est effectuée entre la concentration de ces deux contaminants lorsque la brume sèche est signalée dans les trois régions métropolitaines les plus peuplées du Sud du Québec : Montréal, Québec et Gatineau. Les résultats suggèrent que la concentration de particules fines est élevée lorsque la brume sèche est signalée, mais, par contre, la concentration d’ozone est beaucoup plus variable. Moins de la moitié des observations de brume sèche est accompagnée d’une concentration élevée d’ozone. Les cycles annuels et quotidiens expliquent en partie cette variabilité ; les épisodes de brume sèche estivaux et diurnes sont caractérisés par une concentration élevée d’ozone plus fréquente, contrairement aux épisodes hivernaux, alors qu’à peine quelques observations de brume sèche sont caractérisées ainsi.


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